FAITS MARQUANTS EN MATIÈRE DE RECHERCHE
Promouvoir la pratique de la physiothérapie
Au cours de ses 28 ans d’existence, la Fondation de physiothérapie du Canada a octroyé plus de 1,25 million de dollars à des chercheurs en physiothérapie au Canada et à des étudiants poursuivant la recherche et des carrières universitaires. La FPC est fière de la recherche qu'elle a soutenue et des travaux des principaux chercheurs en physiothérapie activement impliqués dans l'avancement des connaissances sur les problèmes de santé auxquels sont confrontés les cliniciens en physiothérapie.
À une époque où les assureurs tiers payeurs exigent des preuves de l’efficacité d’interventions particulières, ces études sont extrêmement importantes pour la profession. Elles aident à fournir un ensemble de connaissances pour les médecins qui examinent les besoins des patients et nécessitent des connaissances fondées sur des résultats.
Voici les points clés de quelques-uns des projets que la PFC a été fière de soutenir.
Le type d’exercice importe-t-il?
Assortir le type d’exercice selon chaque patient peut faire toute la différence. C'est la principale conclusion de la recherche menée par Audrey Long, directrice de la Clinique de physiothérapie Bonavista, et par son équipe de recherche sur la gestion de la lombalgie. Cette étude randomisée et contrôlée a fourni des preuves justifiant des traitements spécifiques pour certains types de patients souffrant de lombalgie. Le rétablissement des patients s’est rapidement amélioré et ils ont pu réduire leur prise de médicaments. En revanche, pour d'autres groupes traités, l’amélioration a été moindre, avec un taux d’abandon de traitement de 3 % dans les deux semaines en raison de l'absence de résultats.
Article : Does it Matter Which Exercise? A Randomized Control Trial of Exercise for Low Back Pain (Le type d’exercice importe-t-il? Étude randomisées et contrôlée de l’exercice en cas de lombalgie) (2004) Audrey Long, BScPT, Ron Donelson, MD, Tak Fung, PhD. Publié dans Spine 2005; 29:2593-2602
L'étude des premiers pas d’un bébé contribue à améliorer la qualité de vie des Canadiens
Pendant ses études à l'Université de l'Alberta, Marco Pang a reçu une bourse Ann Collins Whitmore pour l’aider dans sa recherche pour comprendre comment le système nerveux contrôle la marche chez l'homme. Pour ce faire, les chercheurs ont observé le comportement de la marche chez des enfants en bas âge. Du fait de ce travail, Marco et son équipe de recherche ont réalisé que la moelle épinière possède de nombreux éléments pour la marche qui semblent fonctionner par eux-mêmes. Ces éléments sont les mêmes que ceux sur lesquels les thérapeutes se fondent pour concevoir des programmes de réadaptation pour les patients souffrant de lésions médullaires. Suite à un accident ou un accident vasculaire cérébral, bien des défis auxquels les patients ont à faire face ressemblent à ceux d’un bébé faisant ses premiers pas. Les connaissances acquises grâce à cette recherche contribueront au développement de stratégies de réadaptation plus efficaces pour les personnes ayant des troubles neurologiques.
Article : Infant stepping: a window to the behavior of the human pattern generator for walking (Les pas d’un enfant : une fenêtre vers le comportement du système de la marche chez l’homme) par Jaynie F. Yang, Tania Lam, Marco Y.C. Pang, Erin Lamont, Kristin Musselman et Elizabeth Seinen, Journal canadien de physiologie et pharmacologie, 2004; 82 (8-9):662-74.
Une étude analyse les effets de l’utilisation fréquente de l’ordinateur
Selon une étude pilote menée en 2000 par le dr François Tremblay, directeur du programme de physiothérapie à l'Université d'Ottawa, et par son équipe de recherche, les messages sensoriels envoyés au cerveau au cours de tâches très répétitives dégradent la représentation de la main dans le cerveau et peuvent entraîner des troubles sensoriels et moteurs. Par cette étude, on tentait de savoir si les changements dans la perception tactile et la dextérité manuelle pouvaient être mesurés chez les personnes utilisant beaucoup le clavier d’ordinateur. À l’aide de tests conçus pour savoir si les gens pouvaient reconnaître la texture du clavier, évaluer la rugosité et mesurer la dextérité manuelle, la recherche a montré que les premiers signes de détérioration des fonctions des mains sont observés plus souvent chez les femmes que chez les hommes en cas d’une même exposition constante à une telle tâche. La perte de l'acuité tactile spatiale observée chez les femmes grandes utilisatrices d’un clavier a été interprétée comme une conséquence précoce possible d’un début de dégradation de la représentation sensorielle du cerveau qui résultait de répétitions constantes de petites tâches motrices précises.
Article : Tactile perception and manual dexterity in computer users (Perception tactile et dextérité manuelle des utilisateurs d’ordinateurs). François Tremblay, Annie-Claude Mireault, Julie Létourneau, Audrey Pierrat et Shannon Bourrassa. Dans Recherche somatosensorielle et motrice 2002; 19:101-108
